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Emprunter à 110 % en 2026 : est-ce encore possible ?

Extrait de l'article : Pendant longtemps, il était relativement courant de financer un projet immobilier sans apport personnel.

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Pendant longtemps, il était relativement courant de financer un projet immobilier sans apport personnel. Certaines banques acceptaient même de prêter 110 % du montant du bien, permettant ainsi de couvrir non seulement le prix d’achat, mais aussi les frais de notaire et parfois certains frais annexes.

Aujourd’hui, beaucoup pensent que cette possibilité a totalement disparu.

Alors, peut-on encore emprunter à 110 % en 2026 ?

La réponse est oui… mais sous certaines conditions.


💰 Qu’appelle-t-on un prêt à 110 % ?

Un financement à 110 % consiste à emprunter une somme supérieure au prix du bien.

Concrètement, si vous achetez un logement à 200 000 €, la banque peut financer :

  • les 200 000 € du bien,
  • les frais de notaire,
  • et parfois certains frais liés au financement.

L’objectif est de permettre à l’acquéreur de réaliser son projet sans mobiliser d’épargne importante.


🏦 Pourquoi les banques demandent davantage d’apport aujourd’hui ?

Depuis quelques années, les banques sont devenues plus attentives au niveau d’apport des emprunteurs.

Pourquoi ?

Parce qu’un apport personnel démontre généralement plusieurs éléments :

  • une capacité à épargner,
  • une bonne gestion financière,
  • une implication dans le projet,
  • une marge de sécurité en cas d’imprévu.

Pour autant, cela ne signifie pas qu’un dossier sans apport sera automatiquement refusé.


Oui, emprunter à 110 % reste possible

Contrairement à une idée reçue, certaines banques continuent d’accepter des financements couvrant également les frais de notaire.

Mais ces dossiers concernent souvent des profils rassurants.

Par exemple :

✔ salariés en CDI avec une situation stable,

✔ revenus confortables,

✔ bonne gestion des comptes,

✔ faible niveau d’endettement,

✔ projet cohérent.

Autrement dit, la banque accepte parfois l’absence d’apport lorsque le reste du dossier inspire confiance.


L’apport n’est pas le seul critère

Beaucoup de personnes pensent qu’elles seront automatiquement refusées parce qu’elles ne disposent pas de plusieurs dizaines de milliers d’euros d’épargne.

En réalité, une banque analyse l’ensemble du dossier.

Elle regarde notamment :

  • les revenus,
  • la stabilité professionnelle,
  • les charges,
  • la capacité d’épargne,
  • le reste à vivre,
  • l’historique bancaire,
  • la cohérence globale du projet.

Un excellent dossier sans apport pourra parfois être mieux accueilli qu’un dossier avec apport mais présentant plusieurs fragilités.


Pourquoi les banques restent prudentes

Financer 110 % représente un risque plus important pour l’établissement bancaire.

En cas de revente rapide du bien, les frais de notaire ne sont généralement pas récupérés.

La banque prend donc davantage de risques lorsqu’elle finance également ces frais.

C’est pourquoi elle sera naturellement plus exigeante sur la qualité du dossier.


Les primo-accédants peuvent-ils encore en bénéficier ?

Oui, dans certains cas.

Les jeunes actifs ou les primo-accédants n’ont pas toujours eu le temps de constituer un apport conséquent.

Certaines banques en tiennent compte, notamment lorsque :

  • les revenus sont stables,
  • les perspectives professionnelles sont bonnes,
  • le budget reste raisonnable,
  • la gestion bancaire est saine.

Chaque situation est étudiée individuellement.


Et si vous possédez une épargne ?

Cela peut sembler paradoxal, mais disposer d’une épargne ne signifie pas toujours qu’il faut l’utiliser intégralement comme apport.

Certaines banques acceptent qu’une partie de cette épargne soit conservée afin de maintenir une réserve financière après l’achat.

Cette approche peut être pertinente, notamment pour faire face :

  • aux imprévus,
  • aux premiers travaux,
  • aux dépenses liées à l’installation.

L’objectif est de trouver un équilibre entre apport personnel et sécurité financière.


Le rôle du courtier

Toutes les banques n’ont pas la même politique concernant les financements à 110 %.

Certaines les acceptent encore sous conditions.

D’autres les refusent systématiquement.

Le rôle d’un courtier est justement d’identifier les établissements les plus susceptibles d’accompagner votre projet en fonction de votre profil.

Cela permet souvent d’éviter des refus inutiles et de présenter votre dossier auprès des partenaires les plus adaptés.


Ce qu’il faut retenir

✔ Oui, emprunter à 110 % est encore possible en 2026.

✔ Ce type de financement reste toutefois plus sélectif qu’auparavant.

✔ L’absence d’apport ne signifie pas automatiquement un refus.

✔ Les banques analysent avant tout la qualité globale du dossier.

✔ Une bonne préparation augmente considérablement les chances d’obtenir un financement.


Conclusion

En 2026, financer un projet immobilier sans apport personnel n’est plus aussi courant qu’il y a quelques années, mais cela reste une réalité pour certains emprunteurs.

Plutôt que de penser qu’un apport est obligatoire, il est préférable de faire étudier votre situation.

Car au final, ce n’est pas uniquement la taille de votre épargne qui fera la différence.

C’est la solidité de votre dossier, la cohérence de votre projet… et la stratégie mise en place pour convaincre la banque.


Vous souhaitez savoir si un financement à 110 % est envisageable dans votre situation ?

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